Vendredi 12 août 2011
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L'Univers de l'âme est un recueil de poèmes de Giovani TERESI, écrivain et poète italien (de Sicile). Ces poèmes
ont été traduits en langue française par Gioacchino Grupposo (lui-même écrivain et poète) et préfacé par Yves-Fred Boisset.
La poésie de Giovanni Teresi est marquée du sceau de la spiritualité la plus pure. La présence divine se manifeste dans chaque phrase, dans
chaque mot, dans chaque silence, dans chaque souffle.
Depuis les temps les plus reculés, la poésie et la spiritualité ont mêlé leur force et leur beauté pour indiquer aux poètes la voie qui peut les
conduire aux élans les plus sublimes.
L’âme qui réside au plus secret de chacun de nous, croyants ou non, poètes ou non, nous aide à nous immerger dans l’univers, dans cet infini
dont nul cerveau humain n’a jamais pu imaginer les bornes. L’univers n’a pas de limites et nos âmes le parcourent en tous sens, bien au-delà de la ligne d’horizon sur laquelle se brise notre
pauvre intelligence humaine.
Nos âmes sont autant d’étincelles jaillies de nos cœurs, de nos jardins secrets que seuls les poètes savent explorer. Leur sensibilité
leur ouvre les portes de tous les mystères de l’invisible, c'est-à-dire de la vie véritable, de celle-là qui vibre derrière les miroirs quand nous savons regarder plus loin que les images banales
que ceux-ci nous renvoient.
Rompre avec la banalité quotidienne est la mission du poète.
Giovanni Teresi est maître dans cet art de donner aux mots et aux images la noblesse qui les projette dans un univers inexprimable et à toujours
interdit aux êtres prisonniers de leur seul « moi ». Sa poésie tend à nous extraire du « néant ». N’écrit-il pas : « Le sens déchiffrable de la sage vérité
domine le néant parmi les étoiles et les météores dans un mouvement vertigineux reculé dans le monde lointain inapprochable » ?
Admirateur de la « divine perfection », Giovanni Teresi la recherche aussi bien dans « les gouttes de rosée, de limpides
cristaux, des lumières et des couleurs du petit monde [qui] se reflètent suspendus à de fragiles rayons de soleil » que dans « l’élégance du vol d’un joli papillon, la
minuscule présence d’un insecte prisonnier de la toile d’araignée… ».
Infatigable chercheur de lumière, de vraie lumière (celle qui rayonne encore quand le jour plonge dans la nuit), de sagesse, de vraie sagesse
(cette sagesse qui se manifeste si bien dans la force de l’âme et dans la beauté de l’infini), Giovanni Teresi sublime le « Verbe », ce « Verbe » que, dans le prologue de son
Évangile, saint Jean plaçait à l’origine de Tout et mariait avec la Lumière « qui luit dans les Ténèbres ».
Le poète, lui aussi, est une lumière en errance dans le labyrinthe des ténèbres dont il cherche l’issue à travers ses élans, sa souffrance et
ses cris. Cris de souffrance, certes, et aussi cris d’espérance et d’amour. Il est « chercheur de fraternité » : « Ô homme vêtu de ta peau, ne sois pas prisonnier de
l’habit que tu portes ! […] La couleur de ta peau enfin n’appartient qu’à l’arc-en-ciel d’une nouvelle vie ! ».
Les étoiles brillent dans le firmament ; elles sont les éclats dispersés d’une Lumière universelle que, seul, le poète est capable de
recomposer en sa primitive puissance comme, seul, il peut redonner à nos pauvres mots la puissance du Verbe.
Entre Lumière et Verbe, le poète trace sa route au milieu des écueils qui balisent sa marche et s’emploient à la ralentir et à la détourner.
Mais, Giovanni Teresi n’est pas de ceux qui renoncent à leur combat pour un monde plus éclairé et enfin conscient de l’infini de « l’Univers de l’Âme ».
Quand on referme l’ouvrage de Giovanni Teresi (sachant qu’on le rouvrira souvent), on se sent plus libre, plus généreux, plus grand ; la
beauté de ses poèmes ne peut nous laisser indifférents et nous en ressortons meilleurs et plus forts.