Jadis, on entendait souvent les jours de grosse pluie cette expression triviale : «Il pleut comme vache qui pisse» (sic).
Par un juste retour des choses d'ici-bas, voici que maintenant c'est grâce aux bœufs que nous pouvons soulager nos vessies vespérales en regardant France 2 puisque, pour d'obscures raisons, la
publicité pour la viande bovine a échappé à la suppression de la publicité après 20 heures sur les chaînes publiques.
De voir une plage publicitaire unique aux environs de 22 heures, ça fait quand même un effet bœuf...
Aux États-Unis où l'on ne recule devant aucun anachronisme, on a confié la construction et la maintenance de certaines prisons à des sociétés privées.*
Comme il faut bien remplir ces prisons aux fins de les rentabiliser, un juge s'est chargé de cette intéressante mission en condamnant à l'emprisonnement tout délinquant même mineur et,
ce, moyennant une petite enveloppe contenant quelques billets verts.
En fait, il n'y a plus qu'à privatiser la police et la justice qui arrêteront et condamneront en fonction des objectifs financiers des directeurs des prisons privées. Je suis à peu près
certain qu'on y pense déjà !
* Il semblerait que cette stupide initiative trouve quelques échos favorables dans l'actuel gouvernement français.
Hier soir, à 20 heures, entendu sur France 3 :
Dans quelques instants, l'allocution du président de la République suivie de notre feuilleton «Plus belle la vie».
Sans commentaire.
Qu'apprends-je ?
Que la peine de mort sera très bientôt abolie aux États-Unis. Enfin !
Qui ne se réjouirait d'une telle mesure humaniste qui ne peut que valoriser ce grand pays, un des derniers grands pays démocratiques à avoir jusque là conservé cette pratique barbare ?
Mais, objection, Votre Honneur !
Dans ce projet, il ne s'agit pas, du propre aveu des autorités étasuniennes, d'humanisme mais d'économie car lesdites autorités ont calculé que la peine de mort côutait plus cher que
l'emprisonnement à perpétuité.
We have a dream !
En 1989, les capitalistes ont ASSASSINÉ le communisme.
Vingt ans après, le capitalisme, ivre de sa victoire, s'est SUICIDÉ.
Monsieur Dany Boon est, parait-il, très en colère car son film «Bienvenue chez les ch'tis» n'a pas été proposé aux Césars.
Or, s'il est vrai que ce film a connu un grand succès et rempli les salles de cinéma, ce n'est quand même qu'un divertissement populaire (comme «Les Visiteurs» ou «Les Bronzés») et non
un grand film ; il ne restera pas dans les annales du cinéma. Il n'aura fait que passer et, pour cette raison, il ne peut prétendre à une distinction aussi prestigieuse qu'un César.
À ma connaissance, personne n'a relevé le lapsus que monsieur Sarkozy a commis au cours de sa conférence de presse de jeudi dernier.
En effet, à la question (mollement posée) des paradis fiscaux, monsieur Sarkozy a évoqué la principauté d'Andorre. Il a simplement oublié qu'il est, en sa qualité de président de la République
française, co-prince d'Andorre, l'autre co-prince étant l'évêque espagnol d'Urgel.
Ainsi donc, monsieur Sarkozy avouerait qu'il est le co-prince d'un «paradis fiscal». Oh !
Attention, il y a du nouveau dans les rubriques : Les Amis d'Yves-Fred, les conférences et l'onde poétique.
Voilà que rebondit l'affaire de «La Marseillaise» qui doit ou non être chantée par les footballers avant les rencontres. Un député qui n'a sans doute rien d'autre à
penser et qui désire entrer dans la postérité (même par la petite porte) a déposé un projet de loi en ce sens.
Mais, quand admettra-t-on que le football n'est qu'un jeu et rien d'autre et que notre hymne national (comme ceux des autres nations) n'y a pas sa place? Gagner un match n'est pas un acte de
patriotisme, d'autant plus que les joueurs professionnels sont en vérité des mercenaires aux contrats fabuleux.
Il ne faut quand même pas tout mélanger...
Il y a du nouveau dans la rubrique "Les Amis d'Yves-Fred".