Partager l'article ! Le grain de sel du 1er février 2012: Je suis fortement déçu. Comme la plupart d’entre vous, j’attendais la fin du monde pour le vendredi 2 ...
Je suis fortement déçu. Comme la plupart d’entre vous, j’attendais la fin du monde pour le vendredi 21 décembre prochain. Les mayas avaient l’air si sûrs de leur calendrier. Et, voilà que cet événement est reporté à quelques milliards de milliards de milliards d’années et je ne le verrai pas. Pourtant, quelle magnifique spectacle cela nous aurait été offert ! Assister en direct (en life, disent les carpettes anglaises) à la fin du monde, au grand « big bang » à l’envers. Je suis vraiment déçu ; nous devrons nous rabattre sur une seule date importante : le 6 mai… Avouez que c’est peu.
Monsieur Guaino, conseiller et porte-plume du président de la République, n’est jamais passé sous les fourches d’une élection populaire, ce qui pose le problème de sa légitimité. Mais, passons ! Quand, lundi soir (« Mots Croisés », France 2), ce monsieur tente maladroitement de nous faire avaler que l’augmentation prochaine de la TVA (de 1,6 %) sera compensée, en terme de pouvoir d’achat, par une baisse des prix (défense de rire) que les entreprises consentiront en conséquence de la baisse des charges patronales et comme ce monsieur Guaino n’a pas l’air d’un grand naïf, je crois que l’on peut affirmer qu’il se moque cyniquement des citoyens-consommateurs aux suffrages desquels il s’est toujours prudemment soustrait.
Il y a quelques jours, passant près du Panthéon, j’ai fait un tour par l’église Saint-Étienne du Mont qui jouxte cet édifice. J’y ai remarqué, dans un chevet, une plaque commémorative gravée à la mémoire d’un prêtre de cette paroisse qui, pendant l’occupation germano-vichyste, s’était engagé dans la Résistance, à été arrêté, torturé et envoyé en déportation d’où il n’est jamais rentré. Alors a ressurgi dans ma mémoire ces couvents et ces hautes autorités ecclésiastiques qui, au lendemain de la défaite allemande, ont facilité la fuite des nazis (tel Klaus Barbie) vers les Amériques afin de les soustraire au tribunal de Nuremberg. D’un côté, un modeste prêtre patriote assassiné par ces mêmes hommes qui ont bénéficié de la maudite complicité de l’Église romaine. Quel contraste !
Au sujet de la déportation, on se souvient de la rafle des juifs (en 1942) de la rue des Rosiers dont la grande partie est morte dans les chambres à gaz. Ils furent arrêtés par la police française et transportés vers le vél’d’hiv’ par les autobus de la TCRP (ancêtre de la RATP). Or, quelle ne fut pas la surprise des rares rescapés qui, rentrant à Paris par le train, sont accueillis gare de l’Est par ces mêmes autobus qui, cette fois, les transportèrent vers l’hôtel Laetitia où les attendaient des bénévoles de la Croix-Rouge. Ces mêmes autobus : maladresse ou cynisme de la part des pouvoirs publics ?