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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 09:30

La cinquième chronique du règne de Nicolas 1er de Patrick Rambaud, vient de paraître.

 

Écrit dans un style très dix-septième siècle (avec quelques clins d’œil au langage moderne), la lecture de ce livre est, comme ses quatre prédécesseurs, un délice.

 

Je l’ai dévoré hier soir en attendant le débat politique de France 2 et en ayant pris bien soin de couper le son de ce navet étasunien (un de plus) nommé « Castle ».

 

Cette manière élégante et humoristique de conter par le menu les événements marquants de l’année passée ne constitue pas seulement une critique de notre gouvernement mais met en lumière les contradictions et les tâtonnements d’une politique qui repose presque exclusivement sur les « effets d’annonces ». L’auteur, Patrick Rambaud, membre de l’Académie Goncourt, connaît et maîtrise toutes les subtilités de notre langue qui servent à merveille le regard critique qu’il pose sur la politique.

 

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 12:13

  L'Univers de l'âme est un recueil de poèmes de Giovani TERESI, écrivain et poète italien (de Sicile). Ces poèmes ont été traduits en langue française par Gioacchino Grupposo (lui-même écrivain et poète) et préfacé par Yves-Fred Boisset.

 

La poésie de Giovanni Teresi est marquée du sceau de la spiritualité la plus pure. La présence divine se manifeste dans chaque phrase, dans chaque mot, dans chaque silence, dans chaque souffle.

 

Depuis les temps les plus reculés, la poésie et la spiritualité ont mêlé leur force et leur beauté pour indiquer aux poètes la voie qui peut les conduire aux élans les plus sublimes.

 

L’âme qui réside au plus secret de chacun de nous, croyants ou non, poètes ou non, nous aide à nous immerger dans l’univers, dans cet infini dont nul cerveau humain n’a jamais pu imaginer les bornes. L’univers n’a pas de limites et nos âmes le parcourent en tous sens, bien au-delà de la ligne d’horizon sur laquelle se brise notre pauvre intelligence humaine.

 

Nos âmes sont autant d’étincelles jaillies de nos cœurs, de nos jardins secrets que seuls les poètes savent explorer. Leur sensibilité leur ouvre les portes de tous les mystères de l’invisible, c'est-à-dire de la vie véritable, de celle-là qui vibre derrière les miroirs quand nous savons regarder plus loin que les images banales que ceux-ci nous renvoient.

 

Rompre avec la banalité quotidienne est la mission du poète.

 

Giovanni Teresi est maître dans cet art de donner aux mots et aux images la noblesse qui les projette dans un univers inexprimable et à toujours interdit aux êtres prisonniers de leur seul « moi ». Sa poésie tend à nous extraire du « néant ». N’écrit-il pas : « Le sens déchiffrable de la sage vérité domine le néant parmi les étoiles et les météores dans un mouvement vertigineux reculé dans le monde lointain inapprochable » ?

 

Admirateur de la « divine perfection », Giovanni Teresi la recherche aussi bien dans « les gouttes de rosée, de limpides cristaux, des lumières et des couleurs du petit monde [qui] se reflètent suspendus à de fragiles rayons de soleil » que dans « l’élégance du vol d’un joli papillon, la minuscule présence d’un insecte prisonnier de la toile d’araignée… ».

 

Infatigable chercheur de lumière, de vraie lumière (celle qui rayonne encore quand le jour plonge dans la nuit), de sagesse, de vraie sagesse (cette sagesse qui se manifeste si bien dans la force de l’âme et dans la beauté de l’infini), Giovanni Teresi sublime le « Verbe », ce « Verbe » que, dans le prologue de son Évangile, saint Jean plaçait à l’origine de Tout et mariait avec la Lumière « qui luit dans les Ténèbres ».

 

Le poète, lui aussi, est une lumière en errance dans le labyrinthe des ténèbres dont il cherche l’issue à travers ses élans, sa souffrance et ses cris. Cris de souffrance, certes, et aussi cris d’espérance et d’amour. Il est « chercheur de fraternité » : « Ô homme vêtu de ta peau, ne sois pas prisonnier de l’habit que tu portes ! […] La couleur de ta peau enfin n’appartient qu’à l’arc-en-ciel d’une nouvelle vie ! ».

 

Les étoiles brillent dans le firmament ; elles sont les éclats dispersés d’une Lumière universelle que, seul, le poète est capable de recomposer en sa primitive puissance comme, seul, il peut redonner à nos pauvres mots la puissance du Verbe.

 

Entre Lumière et Verbe, le poète trace sa route au milieu des écueils qui balisent sa marche et s’emploient à la ralentir et à la détourner. Mais, Giovanni Teresi n’est pas de ceux qui renoncent à leur combat pour un monde plus éclairé et enfin conscient de l’infini de « l’Univers de l’Âme ».

 

Quand on referme l’ouvrage de Giovanni Teresi (sachant qu’on le rouvrira souvent), on se sent plus libre, plus généreux, plus grand ; la beauté de ses poèmes ne peut nous laisser indifférents et nous en ressortons meilleurs et plus forts.

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 16:20

Nelly Hostelaert, écrivain, poète et conférencière, vient de publier aux éditions Bénévent un essai sur l'énigme de Rennes-le-Château et du fameux abbé Saunière.

Cet essai se distingue de l'inflation littéraire qui tourne autour de cette affaire en cela qu'il rompt avec les clichés mille fois ressassés par des auteurs en mal de copie et plus soucieux de flatter les fantasmes de leurs lecteurs que d'examiner sérieusement les faits.

 

J'ai eu l'honneur et le plaisir de préfacer cet essai. Voici le texte intégral de cette préface.

 

On trouve dans toutes les bonnes librairies (et même, hélas !, dans les moins bonnes) des ouvrages nombreux, très nombreux, trop nombreux sur la si mystérieuse affaire de Rennes-le-Château sur laquelle tout et son contraire a été dit de diverses manières et en plusieurs langues. Les hypothèses les plus fantaisistes nourrissent ces ouvrages et… leurs auteurs. Dans cet empilement de verses et de controverses, d’affirmations et de contradictions, de vérités et de contrevérités, une truie, même lettrée, n’y retrouverait pas ses petits cochons.

 

L’imagination débordante des uns et l’absence d’esprit critique de certains autres n’ont eu pour effet que celui d’obscurcir cette affaire qui n’a rien à voir avec l’ésotérisme de bazar dont sont friands tant de nos contemporains plus aptes à gober des légendes qu’à observer l’histoire.

 

Ce n’est pas le moindre mérite de Nelly Hostelaert que d’avoir su prendre une certaine distance et d’avoir rompu avec les faux mystères qui planent sur cette affaire au point de la couvrir d’un épais brouillard propre à dérouter les cherchants sérieux.

 

Car il y a bien un mystère et peut-être même plusieurs mystères dans et autour de Rennes-le-Château et la difficulté pour un auteur honnête et consciencieux telle Nelly est bien de les ramener à leur juste proportion en écartant d’un revers de plume les fantasmes qui se sont stratifiés au fil du temps.

 

Après avoir bien situé le site de ce village au creux de sa région si chargée d’histoire et souvent d’histoires tragiques et campé le personnage central de cette intrigue, je veux parler de l’abbé Béranger Saunière, l’auteur, cherchant, comme tous ses confrères, l’origine des fabuleuses fortunes qui tombèrent entre les mains de ce curé de campagne, inventorie les différents trésors que templiers, cathares et autres sulfureux passants auraient pu enfouir en ces lieux afin de les soustraire à la cupidité de leurs ennemis. À moins que des manuscrits secrets (des sortes de brûlots !) propres à ébranler couronnes et tiare aient été découverts par l’abbé Saunière qui les aurait grassement monnayés. Légendes ou réalités ? Qui peut donc l’affirmer sans prendre de réserves ?

 

Nelly Hostelaert examine sans a priori les diverses hypothèses et cela n’étonne point ceux qui ont le bonheur de la connaître. Nelly est une grande voyageuse et, à l’opposé des touristes qui ne font que survoler la mémoire des lieux et des pierres, elle parvient à se fondre dans les cultures et à en tirer la substantifique moelle. Avec son mari, Franz, doté d’un véritable talent de photographe, elle a parcouru de nombreux pays dont elle a rapporté des documents objectifs qu’elle partage en donnant des conférences illustrées par des diaporamas et toujours très appréciées.

 

Belge francophone, écrivain et poète, elle a créé et dirige plusieurs associations littéraires et artistiques ainsi qu’une revue trimestrielle au titre évocateur « Plumes et Pinceaux ». Douée d’un dynamisme à toute épreuve, elle se donne sans compter au service des artistes et des auteurs dont le réel talent est méconnu, voire méprisé, par les grands médias. Elle est aussi secrétaire de « l’Union des Poètes francophones » et, à ce titre, elle participe activement à la défense de notre langue si malmenée.

 

Elle avoue avoir été à la fois séduite et intriguée par Rennes-le-Château et par cette aura mystérieuse qui plane sur ce site qu’elle a visité maintes fois comme pour en percer l’énigme. Mais, elle sait mieux que quiconque raison garder ce qui la dispense de tomber dans ce marécage pseudo-ésotérique dans lequel se sont enlisés et s’enlisent encore tant de ces auteurs qui, attirés par une fausse lumière nourrie de rumeurs et de leurs propres fantasmes, papillonnent autour de la Tour de Magdala.

 

La recherche entreprise et poursuivie par Nelly n’a rien à voir avec ces cocktails fantaisistes et indigestes dans lesquels on croise la Joconde, l’opus dei, la franc-maçonnerie, quelques sociétés secrètes et toutes sortes de fariboles qui font de Rennes-le-Château et de la bibliographie et filmographie qui lui sont attachées un commerce très lucratif.

 

À l’opposé, c’est avec une rigueur et une sérénité de bon aloi que Nelly Hostelaert promène son regard sur cette curieuse affaire qui fit sortir de l’ombre un modeste ecclésiastique rural à la charnière des XIXe et XXe siècles. Nelly a écrit un ouvrage utile en un style clair et sans faiblesse ce qui est de nature à satisfaire les esprits libres de préjugés.

 

Yves-Fred Boisset

 

Ce livre de 110  pages est vendu 13,50 € .

 

 

 


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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 10:31

Dans un style saint-simonien qui lui va comme un gant, Patrick Rambaud, de l'académie Goncourt, publie la Troisième chronique du règne de Nicolas 1er
Le pamphlet est un genre littéraire très français dont seuls des esprits chagrins et peu éclairés peuvent s'offusquer. Mais, pour ceux qui, comme nous, cultivent volontiers l'irrespect quand il n'est ni vulgaire ni grossier, un livre tel que celui-ci est un vrai régal.

Il n'est pas besoin d'être un analyste politique très pointu pour se rendre compte que la Ve République est une monarchie constitutionnelle et élective (du moins pour le moment). C'est en forçant à peine le trait que Patrick Rambaud nous conte avec ironie les anecdotes qui émaillent la présidence sarkozienne. Entouré d'une cour partagée entre le désir de plaire au souverain et la peur qu'il y fait régner, Nicolas 1er décide de tout, complimente ou punit ses ministres et ses affidés, lance des promesses qu'il ne tient presque jamais.

Défilent quelques personnages proches du pouvoir que l'auteur nous présente avec un humour qui n'est jamais de mauvais goût mais se colore d'une noblesse de style qui n'est pas sans évoquer les grands libelles qui, de La Bruyère à Daumier, ont illustré notre littérature.

Les sujets que nous sommes subissent la volonté du roi sans bien comprendre les méandres de sa démarche. Face aux problèmes (chômage, pouvoir d'achat, crise économique, etc.), il reste heureusement l'humour et l'irrespect du peuple frondeur qu'est le peuple français.

Ce livre de 170 pages se lit comme un roman et d'une seule traite. Croyez-nous, vous ne regretterez pas un seul instant les 14 € nécesaires à son acquisition.


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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 14:53

Après avoir publié plusieurs romans et collaboré à de nombreuses revues, Manuel Ruiz, écrivain, journaliste, chercheur, nous offre aujourd'hui le deuxième volume de ces Chroniques de l'Étrange aux éditions «Édilivre», 56, rue de Londres, 75008 Paris (18,50 €).

Sous ce titre, l'auteur a rassemblé en 270 pages vingt-neuf contes et nouvelles de son cru. Voilà un livre qu'il est difficile de laisser avant la dernière page car le lecteur se pique rapidement au jeu de ces chroniques qui défient le temps et l'espace et nous conduisent au rêve en nous dépeignant un monde vertigineux.

L'écriture est tout à la fois sobre et élégante. Manuel Ruiz sait tenir en haleine ses lecteurs sans tomber dans le culte du suspense comme le font tant de ses confrères. Car, et ce n'est pas le moindre mérite de ce livre, nous nous sentons à chaque fois transportés dans les lieux où se déroule l'action de chaque chronique ; nous sommes les témoins des échanges et des dialogues. En d'autres termes, nous sommes invités à ne pas rester de simples spectateurs mais à plonger au cœur de l'action et à entrer dans le jeu. Et cela en vaut la peine !

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 07:46

Tous délinquants ? est une enquête conduite par Sylvie Lidgi et publiée par les éditions «Michalon». Il est réconfortant de savoir que les automobilistes honnêtes et responsables rencontrent parfois (mais c'est trop rare !) quelqu'un qui prenne leur défense. L'auteur se demande si la multiplication des contraintes et sanctions qui pleuvent sur les usagers de la route sont pour notre bien ou... contre nous.

Tous les aspects de la sécurité routière sont analysés avec soin dans cet ouvrage. Si on ne saurait contester en bloc les mesures imposées, il faut avouer que certaines de celles-ci donnent à penser que l'état est plus empressé de soutirer de l'argent aux automobilistes que de veiller à sa parfaite sécurité. Entre autres, la limitation de vitesse manque singulièrement de nuances et certaines limitations relèvent de l'arbitraire en cela qu'elles ne sont pas justifiées. Sur ce sujet des limitations systématiques de vitesse, Sylvie Lidgi observe « qu'elles ne sont pas toujours au-dessus de tout soupçon. Elles sont, plus souvent qu'à leur tour, inadaptées au contexte, soit parce que la vitesse maximale autorisée est trop faible et incite au dépassement, soit parce que la signalisation et l'implantation des panneaux ne sont pas toujours cohérentes ou applicables ». Les pouvoirs publics devraient se montrer plus empressés à prévenir qu'à sévir. Ce n'est hélas pas généralement le cas et des règlements incompréhensibles incitent à ne pas les respecter. Les vrais délinquants de la route, ceux qui se conduisent et conduisent leur véhicule comme s'ils étaient seuls au monde, ne représentent qu'une infime minorité d'automobilistes. Alors, faut-il punir aveuglément les automobilistes paisibles parce que, de temps à autre et sans vouloir narguer quiconque, ils dépasseront la vitesse autorisée de quelques kilomètres/heure quand ceci peut se faire sans danger pour les autres usagers ?
Il est quand même anormal et malsain que tout automobiliste qui s'installe à son volant soit systématiquement regardé comme un «délinquant».

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 14:57

... et à ceux qui écrivent ses discours.

Cet essai de Jean Baubérot (professeur émérite de la chaire d'histoire et sociologie de la laïcité à l'École pratique des Hautes Études), publié chez «Albin Michel», est une mise au point sur la question des relations entre religions et laïcité et une réponse aux discours que Nicolas Sarkozy a prononcés à l'occasion des voyages officiels qu'il  a entrepris d'abord au Vatican, ensuite à Ryad. Dans les deux cas, il a mis l'accent sur l'importance de la religion et, plus particulièrement à Rome, sur les racines chrétiennes de la France, oubliant que notre pays a un statut laïque. Pour l'auteur, que monsieur Sarkozy ait été intronisé par le pape «Chanoine de Latran» ne change rien à l'affaire.
Le livre est écrit sur un ton alerte, humoristique, parfois badin, souvent impertinent, ce qui n'est pas sans évoquer le style du célèbre «Canard Enchainé». L'auteur relève, avec un plaisir non caché, les incohérences et les contradictions contenues dans ces discours et dénonce l'ignorance que les nègres-conseillers du président manifestent en ce qui concerne l'histoire aussi bien du christianisme que de la laïcité. Il va de soi que, puisque la République française est un état laïque (ceci est inscrit dans sa constitution), le Président de tous les Français se doit de respecter les valeurs induites par la laïcité, lesquelles, sans nier les valeurs confessionnelles, doivent prévaloir.
Jean Baubérot met en garde contre toute dérive qui menacerait nos équilibres républicains.
Un ouvrage édifiant et utile.

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 08:04

Laurent Cabrol, le météorologue bien connu des fidèles d'Europe 1, vient de publier un essai (édité au «Cherche midi») qui a pour vocation de tordre le cou à certaines idées reçues en matière d'écologie. Documents historiques à l'appui, l'auteur démontre que les phénomènes climatiques sont changeants et souvent imprévisibles, que la terre est un être vivant ayant sa vie propre et que notre influence sur ces phénomènes est mineure, quasi négligeable. En effet, les climatologues ont observé une alternance des périodes de canicules et des périodes de glaciation et ce de manière constante depuis des millénaires.
De la lecture attentive de cet essai, je déduis, pour ma part, que les séquences de réchauffements de la planète sont bien antérieures à l'arrivée de ces salopards d'automobilistes qui subissent la malédiction des pouvoirs publics comme s'ils devaient expier on ne sait quel péché originel. Laurent Cabrol démontre que « à l'échelle de l'atmosphère, nos rejets sont insignifiants » et que « en réduisant de 10 km/h notre vitesse sur les autoroutes, nous économiserions ce que les Chinois consomment en trois heures ». Alors, s'il ne s'agissait que d'une manipulation n'ayant d'autre objet que celui d'augmenter la pression fiscale sur les automobilistes et de leur pourrir la vie avec des réglementations de plus en plus contraignantes et très souvent injustifiées.
Plus loin, et en conclusion de son propos, Laurent Cabrol se fait l'avocat du nucléaire en même temps qu'il plaide contre la déforestation.
Un dernier point, mais qui n'est pas accessoire : l'auteur se dit «écologue» et non «écologiste». La nuance est de taille. Méditons-la !


        

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